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Les produits Winsor & Newton


(Par David Pyle, éditeur, texte et résumé. Traduit de l’anglais par Gisèle Rivard © 2006)

Il est bien important pour un fabricant de bien doser les pigments colorés et leur mélange avec le liant. Si le mélange est insuffisant, la couleur sera instable et se séparera du liant. Cela pourra même créer des craquelures ou des bulles sur la surface peinte (huile et/ou acrylique). Une bonne qualité de fabrication assure la durabilité du produit.

Ian Garrett, directeur du groupe technique, chez Winsor & Newton, nous confirme « qu’en 30 ans avec la compagnie, on ne lui a jamais demandé de compromettre la qualité des Artist Colours pour en diminuer le prix ».

La compagnie débuta en 1832 et Guy Newton qui engagea Ian Garrett en 1969 est le dernier représentant en date de la grande famille. Il supervise aujourd’hui toutes les opérations du contrôle de la qualité. Il dirige le travail des chimistes, ingénieurs, directeurs et historiens.

Au 21ème siècle, les formulations découlant de la découverte du polymère, au 19ème siècle, ont été ajustées avec l’expérience. Allan Foster, le chef chimiste de W & N, comprend comment est faite la couleur et il en applique les règles depuis 1976.

Emma Pierce, une aquarelliste anglaise, est aussi dédiée à Winsor & Newton pour les services techniques et éducationnels. Avant d’entrer à la compagnie, elle a publié un volume intitulé « Artist Materials : Which, Why, How ». Laurie Hines le fit aussi aux États-Unis.

De nombreux spécialistes testent les produits de Winsor & Newton. Toutes les couleurs sont vérifiées et expérimentées. Un collaborateur américain le fait à Washington depuis 20 ans. Winsor & Newton réalise les tests de ses propres couleurs et celles de bien d’autres manufacturiers : on en vérifie les mesures colorimétriques, les propriétés optiques et les pigments.

L’American Society of Testing Materials (A.S.T.M.) est un groupe qui détermine les standards de durabilité et de stabilité à la lumière en ce qui concerne les couleurs. L’A.S.T.M. s’est dotée d’un comité spécialisé dans la création de standards techniques, la protection de la santé, la détermination des critères de l’assurance-qualité pour l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, l’alkyde et d’autres médiums.

La norme D403 fournit des indications spécifiques pour la durabilité des pigments et sur les expériences d’accélération des effets de la lumière intérieure et extérieure (naturelle) sur la couleur. Jusqu’à quatre tests peuvent être réalisés, le dernier vérifiant le précédent. Les résultats sont mesurés à l’aide d’un spectrophotomètre et quantifiés en cinq catégories, en accord avec la C.I.E. (Commission Internationale de l’Éclairage). Il faut toutefois noter que ces tests ne mesurent pas la permanence des couleurs vérifiées. Ce qui est vraiment mesuré est la résistance relative des couleurs aux changements lumineux.

Les cinq catégories de résultats, selon cette classification, sont:
Catégorie I : Bonne résistance sous des conditions normales (lumière et oxygène)
Catégorie II : Résistance un peu moindre aux ravages de la lumière et du temps
Catégorie III : Résistance passable, couleurs pas très solides.
Catégorie IV et V : les couleurs qui obtiennent ce résultat ne devraient pas être considérées comme des couleurs d’artistes.

La stabilité porte sur deux conditions : la stabilité de la couleur dans le tube et la stabilité de la couleur sur la surface posée. Un mélange bien fait donnera un bon résultat pour ces deux conditiont.

Chaque dispersion des pigments avec les liants : huile, gomme arabique (aquarelle), acrylique, alkyde ou caséine (lait), tempéra (œuf) est différente pour chaque formulation. Il n’y a pas deux couleurs qui demandent la même expertise.

Qu’arrive-t-il si la couleur n’est pas bien mélangée? Le pigment se sépare du liant. Le pigment sera pâteux, s’étirera, deviendra granuleux. Ce qui restera dans le tube durcira rapidement, il y aura une perte du produit et la couleur pourra s’oxyder et noircir en l’absence du liant qui forme une couche un film protecteur.

Une façon de vérifier soi-même la qualité d'une couleur à l’huile : déposer côte à côte une ligne de peinture de qualité artiste et une autre ligne d’une peinture de qualité inférieure (généralement moins chère). La première ligne gardera sa forme et son huile. La deuxième perdra son huile, s’écrasera et s’étalera comme une crème. Même après six mois, la première demeurera stable alors que la deuxième se sera écrasée.

Deux leçons à retenir des spécialistes :

  • Peindre avec des couleurs bien mélangées
  • Peindre avec des huiles et des médiums plutôt qu’avec des solvants : cela assure la stabilité du film de résine qui se forme pour protéger les pigments.

Note : si l’huile (le liant) s’échappe d’un tube neuf, la cause en est parfois que le bouchon a été mal usiné.